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DE LA VILLE DE PARIS.
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sa grace et vous avoir en sa saincte garde et protec­tion.
"A Paris, ce xixe Octobre mil vclii.
"Vos freres, voisins et meilleurs amys : "Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, n (-'
XLI.— Pour le secours des villes de Compiengne, Senlvs et Beauvais.
19 octobre i552. (A fol. 5 r°; B fol. 21 r°<s).)
Du xixe jour d'Octobre mil vc lu.
En Assemblée le jourd'huy faicte, en l'Ostel de la ville de Paris, de mess" les Prevost des Marchans, Eschevins, Conseillers et Quarteniers de lad. Ville, pour oyr ce qui estoit à leur dire selon le mande­ment à eulx envoyé'3'; en laquelle se sont trouvez, c'est assavoir :
mons'le Prevost des Marchans, m° Christofle de Thou;
mess™Lormier, Des Prez,Le Lorrain et de Breda, Eschevins ;
monsr le president Luillier sr de Boullencourt, monsr m" Pierre Viole sr d'Athis, mons1, le lieute­nant de Bragelongne, monsr de Jumeauville, monsr de Montmirel, monsr Le Comte, mons" Larcher, monsr Berthelemy, monsr Croquet, monsr Paluau, monsr Vivyen, et monsr m8 Thomas de Bragelongne: tous Conseillers de ladicte Ville;
sires Henry Godeffroy, Jacques Kerver, [Pierre] Gohory, [Jehan] Lescalopier, [Jehan] de Saint Ger­main, [Jehan] Bazannier, [Guichard] Courtin, [Guil­laume] Parfaict, [Nicolas] Paulmier, [Nicolas] Hac, [Guillaume] Danetz, [Pierre] Pellerin, [Jehan] Le Jay, [Jehan] Boucher : Quarteniers d'icelle Ville '*> ;
Après que mond. sr le Prevost des Marchans aprist à lad. Compaignée que les gouverneurs et habitans des villes de Compiengne ct Beauvais avoient envoyé gens par deçà requerir ayde d'artil-lerye et d'argent pour le secours de leursd, villes, à
l'encontre des Bourguignons qui sont en Picardie bruslaiit les villages du plat pays et mesmes les villes de Chaulny et de Noyon, ce que cested. Ville n'oseroit faire sans le commandement du Roy : par quoy auroit faict assembler la presente Compaignée pour adviser qu'il seroit bon de faire.
Et sur ce a mys la matiere en deliberation, et demandé à chascun desd, assistans leur avis.
Quatre espions pour la Ville. Tous lesquelz ont conclud, advisé et deliberé que on doibt avoir quatre espions, et les envoyer assavoir : l'ung à Compiengne, l'autre à Verbrye, l'autre à Senlys, et l'autre à Louvres, pour avoir sou­vent nouvelles des entreprinses des Bourguignons; et de lever en lad. ville et ses environs cinq cens hommes de pied pour les envoyer au secours dud. Compiengne; et que pour fournir deniers pour leur payement, là où il n'y auroit deniers à lad. Ville, seront faictz empruntz, par chascun quartier, sur cinquante personnes les plus opullens, de chascun vingt cinq livres tournois '5'.
Le Receveur de la Ville. Et en l'instant a esté demandé à monsr le Rece­veur de lad.Ville, assistant en lad. Assemblée, quelz deniers de la Ville il avoit de fons en ses mains pour se ayder en ceste urgente necessité concernant la deffense de lad. ville, et pour icelle maintenir en
O Au Registre B, cet article est suivi immédiatement de notre article ci-dessous L.
(2)  La transcription de ce document n'est pas absolument identique dans l'un et l'autre Registre. Nous mettons entre [] les emprunts au texte B, en renvoyant au bas de la page les passages qui, par leur rédaction trop divergente, ne peuvent entrer dans le corps même de l'article.
(3)  A la date du 18 octobre : ci-dessus art. XXXV.
141 Au Registre B, les noms de ces personnages sont transcrits dans un ordre différent.
(5) En marge de ce passage, on lit au Registre B (fol. 21 v°) la notule suivante, intéressante à divers titres : Ceste deliberation a esté depuis icelle enregistrée et corrigée à la requeste du Receveur de ladicte Ville; laquelle, selon ladicte correction, est enregistrée au Registre doré. — Le «Registre Doré" est notre Registre A. C'est donc ce volume qui renferme la teneur officielle, "revue et corrigées, de cette importante Délibération du Corps de Ville, dont le registre B offre seulement une relation plus succincte, que nous croyons devoir aussi présenter au lecteur : Et pour ce que les gouverneurs et les habitans des' villes de Compiegne, Senlis et Beauvais avoient souvent gens par deçà requerans ayde et secours leur estre donné, ce que l'on ne pouvoit faire sans le mandement et commandement du Roy, lès dessusdietz ont esté d'avis que l'on doibt avoir quatre espions et les envoyer : l'ung à Compiegne, l'autre à Verbme, l'autre à Senlis, et l'autre à Louvre, pour avoir souvent nouvelles des entreprinses des Bourguignons ; et de lever cinq cens hommes pour envoyer au secours de Compiegne; ct que, pour fournir deniers pour leur payement là où le Roy auroit deniers à ladicte Ville, seront faictz emprunts par chascun quartier, sur cinquante personnes les plus solvables et oppulans, de chascun xxv livres tournoiz. La suite comme au texte A.